Affichage des articles dont le libellé est usa. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est usa. Afficher tous les articles

10/11/2007

Spéciale élection USA 2008 : Barack Obama, le self made man.

Barack Hussein Obama, est né le 4 août 1961 à Honolulu (Hawaii), d'un père noir, originaire du Kenya et d'une mère blanche originaire du Kansas avec du sang cherokee. Il est l'archétype même du rêve américain, issu d'une famille modeste, il est diplômé de Harvard et avocat de formation, il est élu sénateur de l'Illinois en 2004 avec 70 % des voix. Il devient ainsi le seul sénateur noir et le cinquième de l'histoire américaine.

Barack Obama, est la star montante du parti démocrate, parti en manque de leader charismatique est qui s'oriente de plus en plus à droite. Il se positionne en tant que rassembleur, refusant les stéréotypes et en montrant du doigt les défaillances sociales de son pays. En 2004 il impressionne sont auditoire avec un discours galvanisant, il déclare : « il n'y a pas une Amérique rouge des Républicains et une Amérique bleue des Démocrates. On prie aussi dans les États bleus et on a aussi des amis homosexuels dans les États rouges ». Cependant, Obama est loin de faire l'unanimité, même au sein de son propre parti. On lui reproche un manque d'expérience politique, cependant pour beaucoup de spécialiste il reste le premier noir des États-Unis, à voir un réel potentiel pour les élections présidentielles de 2008.

Son passé est agité, il connait à peine son père qui l'abandonne à l'âge de 2 ans. Il passe sa jeune enfance en Indonésie, où il étudie dans une école coranique. Sa mère assure son éducation jusqu'à l'âge de 10 ans, puis il s'installe aux États-Unis chez ses grands-parents qui prendront le relais. Il étudie à l'université de Columbia, décroche une bourse et va étudier le droit à Harvard. Ses brillantes études le destinaient à une carrière toute tracée, d'avocat d'affaires. Il préfère devenir animateur social à Chicago, où il en profite pour exercer ses talents d'orateurs dans une ville qui connait 40 % de chômage. Il réunit toutes les communautés américaines, il connait un succès aussi bien chez les blancs, les noirs, les gays, les cadres, les jeunes des ghettos ... On se bouscule pour l'écouter, on lui demande mêmes des autographes qu'il signe avec surprise. Du militantisme de base, ses discours se précisent, il s'oriente de plus en plus vers la politique en prenant même position sur la guerre en Irak, il déclarera qu'il ne « s'oppose pas à toutes les guerres, mais seulement aux guerres idiotes ». Cependant, ses premiers défis politiques à Chicago, se soldent par des échecs retentissants, trop blanc pour les noirs et trop noir pour les blancs il a du mal à se positionner. L'électorat noir qui lui faisait défaut se tourne ensuite vers lui, il incarne pour eux, parfaitement le dialogue intra-communautaire.

Malgré sa récente élection au poste de sénateur (2004), Obama voit grand et veut devenir président des États-Unis. Il part largement en tête, mais se fait vite rattrapé par Hilary Clinton. Celle-ci utilise les médias contre son adversaire et n'hésite pas pointer ses erreurs politiques et notamment son manque d'expérience sur les grands sujets. Comme une élection présidentielle se gagne aussi (voire même surtout) grâce à l'argent, Obama a réussi à réunir plus de fonds que Mme Clinton. Son budget lui ai supérieur de 2,7 millions de dollars, soit un total de 55,7 millions de dollars de dons. Obama a réussi un tour de force, il a su créer et mobiliser ses donateurs, qui s'élèvent aujourd'hui à plus de 250.000 ! D'ici le début des primaires les deux principaux candidats, auront levé chacun environ 100 millions de dollars. Ce qui fait de cette élection présidentielle de 2008, les élections les plus chères qu'ont connu les États-Unis. Apparemment cette manne financière ne suffit pas, l'ancienne First Lady bénéficie du soutien de 33 % des Démocrates, contre 21 % pour le sénateur de l'Illinois.

Voici en bref, un résumé des points forts et faibles du candidat Barack Obama :

Points forts :
  • Utilisation très intelligente de sa mixité.
  • Crédibilité sur les sujets sociaux.
  • Archetype du rêve américain.
  • A su faire basculer l'électorat noir en sa faveur, au détriment d'Hilary Clinton.
  • Selon les sondages actuels, il serait en tête des primaires dans l'Iowa, premier état à voter, un effet boule de neige pourrait jouer en sa faveur.
  • Talent incontesté d'orateur.
  • Un visage neuf, pour une politique américaine qui a du mal à proposer de nouveaux leaders.

Points négatifs :

  • Manque d'expérience, notamment en politique étrangère.
  • Peu de soutient au sein du parti démocrate, qui favorise H. Clinton.

Aux États-Unis, plus qu'ailleurs rien n'est gagné dans une élection présidentielle. Tout peut basculer à la dernière seconde, une campagne peut être brisée par le moindre scandale. Le favori, peut vite se transformer en outsider en espace de quelques mots prononcés trop vite lors d'un discours. La campagne des primaires risque d'être exaltante jusqu'à l'affrontement finale pour le poste de président. Jacques Chirac, disait à ce sujet :
« Une élection présidentielle ne relève pas d'une simple arithmétique électorale mais d'une alchimie entre un homme et un peuple ».




09/11/2007

Israël menace l'Iran : tout le monde a le droit à la bombe, mais pas vous !

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, déclare posséder 3000 centrifugeuses qui n'attendent plus, que l'uranium à enrichir. Israël prévient, qu'une frappe aérienne sur des centrales nucléaire, est très probable.

Selon les sources militaires à Washington, l'armée américaine hésite à frapper. Par contre, elles préviennent, qu'Israël à un autre point de vue à ce sujet. Ehud Barak, le ministre de la défense déclare par note de service, que « les paroles n'ont jamais stoppé et ne stopperons jamais les tirs de roquettes ». Pour les Etats-Unis et ses alliés, le programme nucléaire civil iranien, n'est qu'une « couverture » afin de dissimuler, l'accession à l'arme nucléaire. Les officiels iraniens continuent à proclamer, que ce programme, n'a comme unique objectif, de fournir de l'électricité au pays.

La menace est à prendre au sérieux, puisque Israël a prouvé récemment avec la Syrie et par le passé (1981) à Osirak près de Bagdad, que les paroles laissaient place rapidement à l'action. Selon des sources israéliennes, Ehud Barak n'attend que le feu vert de Washington pour survoler l'Irak et frapper les centrales iraniennes.

Mordechai Vanunu technicien nucléaire israélien, a fini de purger ses 18 ans de prison en 2004. Il avait révélé au Sunday Times le 5 octobre 1986, qu'Israël possédait l'arme nucléaire. De plus, Israël est aujourd'hui un des rares pays, à ne pas avoir signé le traité de non prolifération. Pour résumer si l'Iran possède l'arme nucléaire, c'est mal. Mais lorsqu'Israël la possède, pourquoi est-ce bien ? Le Talmud, disait à ce sujet :
« Quand se multiplient ceux qui affirment que le mal est bien et le bien est mal, malheur au monde ! »
Source : TimesOnline.

04/11/2007

Fermeture de Guantánamo :Tout doit disparaitre, avant fermeture.

Le gouvernement américain réfléchit (oui ça arrive) à la fermeture de la tristement célèbre prison de Guantánamo. Les « prisonniers » pourront être transférés défendus et jugés aux Etats-Unis.

Pour information, Guantánamo est une prison de haute sécurité qui se trouve sur une base militaire américaine à Cuba. Elle est louée par le gouvernement des Etats-Unis depuis 1903. Elle retient entre autres, des « terroristes », pour la plupart membres d’Al-Qaïda ou des Taliban capturés en Afghanistan. Ces détenus ont un statut spécial puisqu’une fois capturés, ils sont déchus de tous droits et ne sont pas reconnus comme prisonnier de guerre. A cause des conditions de détention, des humiliations et des tortures pratiquées : Amnesty International en 2005, a qualifié cette prison de « goulag ». La même année le sénateur démocrate Joe Biden, demande la fermeture de Guantánamo qui selon lui donne une piètre image de l’Amérique dans le monde. L’année suivante, la Cour suprême des Etats-Unis déclare qu’avec Guantánamo, George W. Bush à outrepassé ses droits et n’a pas respecté les Conventions de Genève.

25 % des détenus de Guantánamo ont déjà été libérés, certains ont été jugés dans leur pays d’origine. Le gouvernement américain permettra donc aux 200 détenus (sur les 330 restants), de rejoindre très rapidement les Etats-Unis où un jugement les attend. Les autres suivront sans délais précis, jusqu’à la fermeture totale de la prison.

Manœuvre politique pour contrer la Cour suprême, ou soucis d’image ? Peu importe le résultat aura de l’importance pour ces prisonniers (parfois mineurs), détenus depuis 2001 sans l’ombre d’une défense contradictoire. Jean Cocteau (1889-1963, écrivain, peintre et cinéase français), disait à ce sujet :
"C'est dans les prisons que l'idée de liberté prend le plus de force et peut-être ceux qui enferment les autres dedans risquent-ils de s'enfermer dehors."